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Full Text : Baessler-Archiv, 17=42.1969

Baessler-Archiv,  Neue  Folge,  Band  XVII  (1969)

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MASQUES  ET  SCULPTURES  NGANGELA
MARIE-LOUISE  BASTIN,  Bruxelles

C’est  le  plus  souvent  dans  les  régions  de  Cubango  (Artur  de  Paiva),  et  de
Capico  plus  récemment,  en  Angola,  que  les  expéditions  scientifiques  ou  les
missions  ont  récolté  les  objets  Ngangela  les  plus  intéressants.  Les  plus  anciens
ont  été  rapportés  d’Angola  par  Rohan-Chabot  (1912-1914),  A.  Schachtzabel
(1913-1914),  A.  Monard  (1928-1929)  et  T.  Delachaux  (1932-1933).  Ces  objets
Ngangela  se  trouvent  au  Musée  de  l’Homme  de  Paris,  au  Museum  für  Völkerkunde ­
  de  Berlin  et  au  Musée  d’Ethnographie  de  Neuchâtel.  Aux  objets  ramenés
par  ces  expéditions  s’ajoutent  quelques  oeuvres  remarquables,  également  anciennes, ­
  parvenues  au  Musée  d’Ethnographie  de  Leyde  et  au  Musée  de  l’Université
de  Coimbra.  Enfin,  une  mission  conduite  par  A.  Carreira  vient  d’enrichir  le
Musée  d’Ethnologie  de  Lisbonne  d’une  collection  considérable  de  masques
rituels  et  d’objets  d’usage  Ngangela  de  facture  assez  récente.
Le  peuple
Dans  la  notice  de  1799,  que  le  gouverneur  de  Benguela  rédige  sur  l’emplacement ­
  des  peuples  de  l’Angola  central  à  la  fin  du  18e  siècle,  les  Ngangela  n’apparaissent ­
  pas  dans  la  nomenclature,  mais  Vasconcellos  (1844,  159)  mentionne
les  «  puissants  chefs  »  Mbwela,  voisins  orientaux  du  haut  Cuchi  et  de  même
culture,  avec  lesquels  il  semble  les  avoir  confondus.
Bien  que  le  nom  Ngangela  ait  été  donné  par  les  Mbundu 1  à  divers  peuples
vivant  à  l’est  (Ngangela,  Lwimbi,  Tshokwe,  Lutshazi,  Mbwela,  Mbunda),
comme  le  signalent  Magyar  (1859,  259),  Childs  (1949,  173)  et  d’autres  auteurs,
cet  article  ne  retiendra  que  les  oeuvres  du  peuple  Ngangela,  riverain  du  haut
Cubango,  du  Cuchi  et  du  Cuebe.
1  Sans  doute  cette  confusion  dans  les  appellations  a-t-elle  été  à  la  source  d’une
attribution  abusive  aux  Ngangela  d’un  certain  nombre  d’objets  certainement
d’origine  Mbundu:  catalogue  «  Afrikaanse  Kunst  in  Nederland  »,  1947-1948,  pl.
XIV,  fig.  154;  Roosens,  1967,  fig.  259  et  260.  Par  contre,  Denise  Paulme  (1956,
fig.  22)  attribue  aux  Tshokwe  le  tabouret  du  chef  Kapiku,  oeuvre  indubitablement
Ngangela.  1

1  Baessler-Archiv  XVII
            
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