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Volltext: Baessler-Archiv, 17=42.1969

Baessler-Archiv, Neue Folge, Band XVII (1969) 
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couteau » ou « la bière du sang », destinée en primeur au sacrifice aux ancêtres. 
L’offrande faite aux esprits protecteurs, le reste de la boisson est servie dans des 
vases en calebasse. Le Musée de l’Homme possède un fort bel exemplaire de 
calebasse à boire, ingandya, qui a été récoltée dans la chefferie Kapiku, sur le 
Cuebe. Cette coupe servait au rite final obligatoire de toute cérémonie des 
Ngangela. « Pour boire, rapporte le donateur E. Mercier, ils sont assis en rond, 
par ordre de dignité, le chef reçoit l’ingandya plein jusqu’au bord, boit lente 
ment et passe à son voisin, qui fait de même, et passe au suivant. Tout signal 
d’impatience ou de hâte serait une grosse inconvenance ». 
Le complément de la fête de la bière est la grande chasse, likandyo, suivie le 
lendemain par tous les hommes circoncis qui s’efforcent de rapporter le plus de 
gibier possible pour les repas de la communauté. Passent deux jours consacrés 
encore à honorer les ancêtres, avant le départ des enfants à circoncir, que 
précède la cérémonie kuvwavwa vunga, dans l’enclos cheffal, où la première 
épouse inakulu leur marque le milieu du front par un trait vertical de farine de 
maïs prise entre l’index et le pouce de la main droite. Après ce rite les enfants 
quittent immédiatement le village pour être circoncis en un lieu légèrement 
écarté, et l’opération terminée, ils crient le nouveau nom qui leur a été choisi 
par le père parmi ceux d’aïeux vénérés par la famille. Le nom par lequel le 
circoncis sera désormais connu est accueilli avec des démonstrations d’allégresse 
par les femmes du village. 
Les circoncis, tundanda, sont ensuite éloignés et installés dans un enclos, au 
milieu d’une clairière, dans la forêt, où ils vivront pendant des mois - ancienne 
ment plusieurs années - sous la garde des tyilombolo, chargés de veiller à leur 
guérison et de leur enseigner les coutumes de la tribu. 
Après le temps pris par la cicatrisation de la blessure, pendant lequel les 
nouveaux circoncis sont soumis aux vizila, ensemble d’obligations et de prohibi 
tions, ils peuvent sortir de leur camp, tout en veillant à ne jamais rencontrer de 
femmes ou de non-circoncis, pour aller chasser avec leurs instructeurs. C’est 
aussi l’époque où on leur enseigne les chants et les danses des masques tungandi 
qu’ils n’ont jusqu’ici toujours vus que de loin. Environ sept mois après l’initia 
tion des circoncis à ces secrets a lieu la grande fête Kutsimhnisa qui les fait 
entrer dans la société des hommes. 
La fabrication des masques tungandi est l’oeuvre des hommes déjà initiés. Le 
vêtement se compose d’un pantalon, d’une tunique à manches et d’une cagoule, 
ne laissant rien voir du corps de celui qui le porte. Ces costumes sont faits en 
fibres nouées comme un filet ou en franges. La cagoule surmontée d’une coiffure 
porte les traits d’un visage schématiquement représenté par des tresses de fibres
	        
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